Rencontre au Perray-en-Yvelines

L’appel de la plaine

Je la rencontre dès la réunion de territoire du mois de décembre, dans la salle des fêtes du Perray-en-Yvelines. Elle y est présente, Sandrine, toujours pleine d’envie et d’élan vers le nouveau, dès lors qu’il porte les valeurs qu’elle a à cœur de servir. Elle affectionne tout particulièrement les propositions artistiques qui décalent le regard sur le monde. Et aussi les projets permettant cette perméabilité des domaines qui motive son action : elle travaille à la confluence entre sciences et société, cherchant à favoriser le décloisonnement des disciplines au sein de l’université. Ça n’est pas toujours une mince affaire… À toute chose, elle s’emploie avec un enthousiasme que rien ne semble pouvoir entamer.

Lorsque je lui parle des « sensibles », habitants dont nous aimerions qu’ils accompagnent notre projet de leur point de vue singulier, ses yeux étincellent. Surtout lorsque j’évoque ce que j’ai baptisé « la frise du temps », suite de vues d’un même endroit au fil de l’année.

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Depuis longtemps, elle rêve de composer une telle frise d’un endroit bien précis qui lui tient à cœur. Cet endroit, c’est la partie du bassin de l’Yvette entre la caserne des pompiers de Chevreuse et le Moulin des Clayes de Saint-Rémy-lès-Chevreuse, en contrebas du Claireau. Une longue langue de prairie entre verdure et bâti, ville et vaches, si proches les unes de l’autre. Elle jouxte l’un des sites de notre projet : la Fondation Coubertin. Campagne ruminante et paisible, on l’aperçoit dès qu’on sort de la gare RER, le corps encore empli du fracas de la ville et l’esprit déjà apaisé par le vert.

Cet endroit, elle l’aime depuis plus de 20 ans, lorsque, encore étudiante, elle venait se promener le week-end. Les vélos charriés dans une rame à Bourg-la-Reine, elle et ses amis visaient le terminus pour être au plus près du plus loin qu’ils pouvaient atteindre. Respirer large, sentir l’odeur végétale, sillonner forêts et vallons, pédaler dru dans les raidillons. Et rigoler. Lorsque, plus tard, son compagnon a eu des envies de campagne alors qu’elle ne jurait que par Paris, c’est en se remémorant ce paysage qu’elle a accepté. Oui mais alors… en Vallée de Chevreuse ! La famille habite à Saint-Rémy.

Cette plaine est son lieu d’élection, sa retrouvaille avec le temps, la nature, la légèreté joyeuse. Sa madeleine et sa mise au vert à elle. Elle s’est promis que notre projet lui permettrait de mettre le sien à exécution, celui d’en faire le portrait changeant au fil des saisons. La photo qui ouvre l’article est la première de la série…

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