Exploration de la Fondation Coubertin sous le soleil. Un ravissement. Cette Fondation s’inscrit sur un site magnifique, à portée de pied du terminus RER, avec des arbres somptueux, un jardin paysager de bassins et sculptures, une immense pelouse « plantée » d’œuvres, un potager, une zone humide, un sous-bois d’aspect plus sauvage et même une basse-cour au fond de la futaie. Vue sur la vallée de l’Yvette chère au cœur de Sandrine, en contrebas du Claireau.
S’y promener amène à découvrir le bâti, varié, dont l’allure évoque différents siècles et usages (le château, la ferme reconvertie en espace d’enseignement et d’hébergement, l’espace d’exposition et les ateliers) ainsi que les personnes qui y travaillent, étudient et habitent. Outre la conservatrice et sa collègue en charge du Musée de la Fondation, le directeur, nous rencontrons la nouvelle promotion fraîchement arrivée en ce début septembre et quelques membres de l’équipe enseignante et administrative. Autorisation nous est accordée de venir dans les ateliers où ces jeunes boursiers et boursières (elles sont 3 sur 32) vont recevoir un enseignement pratique de haut vol, immergé·es dans un environnement propice.










La singularité de ce centre du compagnonnage tient au fait qu’il se trouve en campagne alors que le Tour de France fait d’habitude voyager les apprenti·es de ville en ville. Ici, les jeunes sont invité∙es à se mettre au vert pour recevoir cette formation d’excellence baignée d’art et de nature. Le recueillement, la concentration et l’ouverture sont palpables sur le site.
Nous ressentons un goût et un soin des choses omniprésents à Coubertin : application, savoir-faire, tournemain, habilité, intelligence du matériau et de la manière de le travailler. Conservation et transmission de l’artisanat d’art. Yvonne de Coubertin et Jean Bertrand, les cofondateur·trice de la Fondation promouvaient une université ouvrière où l’être puisse retrouver son unité : corps-esprit, savoir-faire et inspiration. Des mains à l’œuvre. Nous percevons ce dialogue…
C’est emplis de la richesse, la douceur, la gentillesse de nos interlocutrices et interlocuteurs que nous repartons, prêts à faire notre miel de cette exploration et inventer, à notre tour, une création qui la traduise, au printemps prochain…
Œuvres : Ousman Sow, Joseph Bernard, Antoine Bourdelle. Ateliers de Métallerie & Ferronnerie d’art, Fonderie d’art & Restauration, Menuiserie d’art & Agencement, Taille de pierre – Marbrerie.






